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 Des milliers de singes s’apprêtent à vivre un enfer

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Quintienne
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MessageSujet: Des milliers de singes s’apprêtent à vivre un enfer   Mer 22 Aoû - 19:37



Des milliers de singes s’apprêtent à vivre un enfer, au cours des prochaines années, au cœur même de l’île Maurice.


La compagnie privée Biosphère, centre chargé de faire l’intermédiaire entre les piégeurs et éleveurs mauriciens et les laboratoires, basée à Vacoas, prévoit de mettre en place un élevage de singes destinés à être exportés vers les Etats-Unis, où ils subiront toute la barbarie des expériences scientifiques que les vivisecteurs mèneront sur eux.

Des pièges seront installés par une équipe de cinq trappeurs pour capturer les singes.

Arrachés à leur milieu naturel, les primates seront élevés en captivité jusqu’à l’exportation, qui les conduira à la mort après avoir vécu les pires souffrances.

Rappelons que les conditions de détention des animaux, aussi bien dans les élevages que dans les transports, sont intolérables. En effet, les singes sont enfermés dans des cages dans lesquelles ils peuvent à peine bouger. Ils sont manipulés par différentes personnes : tout d’abord les trappeurs, puis les éleveurs ; avant de finir entre les mains des scientifiques.

Par ailleurs, les animaux et les humains étant génétiquement différents, il est évident que les résultats obtenus par des expériences effectuées sur les animaux pour des maladies humaines sont forcément erronés.

Malgré cela, Biosphère prévoit de construire 48 cages afin de séquestrer environ 1536 singes, qui seront exportés vers Primate Products Ltd, située à Miami. Une compagnie québécoise, Chen & Lam Marketing, prendra le relais et se chargera du marketing de ces singes. Biosphère a déjà signé un protocole d’intention pour l’achat de 1000 singes par an pour la période de 2007-2016.

Pour concrétiser ce projet, le promoteur n’attend plus que le feu vert du gouvernement mauricien.

Pour agir en faveur de ces singes et inciter le gouvernement à renoncer à la capture, à l’exportation et à l’expérimentation sur ces primates, nous vous invitons à soutenir la démarche de Destination Enfer, en contactant dès a présent les autorités mauriciennes aux adresses suivantes :

France

Ambassade de Maurice
127, rue de Tocqueville
75017 Paris
Tél. : +33 1 42 27 30 19
Fax : +33 1 40 53 02 91
Email : ambassade.maurice@online.fr

Belgique

Ambassade de Maurice
68, rue des Bollandistes
Etterbeek
1040 Bruxelles
Tél. : +32 2 733 9988
Fax : +32 2 734 4021
Email : ambmaur@skynet.be

Île Maurice

Président
Sir Anerood Jugnauth State House
Le Reduit
Île Maurice
Tél. : (230) 454-3021
Fax No. (230) 464-5370
Mail : president@mail.gov.mu

Prime Minister’s Office
New Treasury Building
Port Louis
Île Maurice
Tél. : (230) 201-1003
Mail : primeminister@mail.gov.mu
Quelques conseils pour écrire aux autorités mauriciennes

- Précisez vos coordonnées complètes.
- Commencez la lettre par Monsieur l’Ambassadeur (pour les ambassades), Monsieur le Président (pour le Président) ou Monsieur le Premier Ministre (pour le Premier Ministre).
- Rappelez l’objet de votre courrier, à savoir le projet de Biosphère concernant la mise en place, sur l’île Maurice, d’un élevage de singes destinés à la vivisection.
- Evoquez les souffrances générées par la vivisection sur les animaux, sans oublier les conditions de détention inadmissibles dans les élevages et les transports, l’enfermement, la privation et les tortures physiques et psychologiques infligées aux animaux.
- Concluez en demandant aux autorités mauriciennes de ne pas autoriser Biosphère à mettre en place un tel projet, sous peine de dégrader l’image touristique de l’île Maurice au niveau international.
- Enfin, ajoutez une formule de politesse et votre signature.
- Vous pouvez bien entendu écrire en français ou en anglais, comme bon vous semble

Source Destination Enfer 22.08.07
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Quintienne
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MessageSujet: Re: Des milliers de singes s’apprêtent à vivre un enfer   Mer 22 Aoû - 19:51

Singes du paradis à l’enfer

Qui n’a jamais vu ces images de singes utilisés dans la recherche médicale ? Mais saviez-vous que ce commerce est en plein essor à Maurice ? Cela nous attire nombre de critiques de la part des ONG internationales. Les éleveurs mauriciens s’expliquent sur leur business. Un sujet très « sensible ».

Maurice est l’un des leaders mondiaux dans le commerce des singes. Pas moins de 20 % des cobayes de laboratoire proviennent de chez nous.
Maurice est l’un des leaders mondiaux dans le commerce des singes. Pas moins de 20 % des cobayes de laboratoire proviennent de chez nous.
Des cris aigus déchirent le silence qui berce habituellement ce coin du sud de l’île. Ces hurlements, qui vont crescendo, ne sont pas sans titiller la curiosité des gens de passage. Ces derniers reçoivent immanquablement la même réponse lapidaire : « Visite interdite. »

Et pour cause, derrière ces grilles se dressent d’impressionnantes installations où évoluent, en captivité, plusieurs milliers de cynomolgus, plus communément appelés macaques. L’expression qu’ils arborent derrière leurs barreaux a quelque chose d’humain… et de dérangeant. Ils font penser à des prisonniers. Touchés par leurs grands yeux attendrissants, nous aurions presque envie de les ramener à la maison.

Mais pas le temps de s’attacher à ces « cousins » qui, soudain, ne sont plus si éloignés de l’humain. D’ici deux ans, ces animaux seront envoyés aux quatre coins du globe où ils connaîtront un bien triste sort… « pour la bonne cause », nous assurent les propriétaires de ces élevages. Ces primates seront en effet utilisés comme cobayes et feront l’objet de toutes sortes d’expériences biomédicales, qui leur seront souvent fatales. Les scientifiques espèrent ainsi développer des traitements efficaces contre certaines maladies comme le cancer ou la maladie d’Alzheimer.

Diabolisé par les organisations de défense des animaux, le commerce de primates à Maurice a longtemps été fait dans la plus grande discrétion. Rares sont les Mauriciens et les étrangers à savoir que le pays est l’un des leaders mondiaux dans ce secteur très lucratif. À la liste des exportateurs de macaques, destinés aux expérimentations médicales, et où figurent en bonne place la Chine, l’Indonésie, Israël et le Kenya, s’est en effet ajouté Maurice. Et il aura fallu attendre une dizaine d’années pour que notre pays devienne l’une des références mondiales dans ce secteur.

À traiter avec précaution

D’aucuns estiment qu’il n’y a pas lieu de se réjouir de cette place de leader. En revanche, ceux qui sont engagés dans ce business concèdent qu’il s’agit là d’un sujet « sensible » qu’il convient de traiter avec précaution. Un avis que partage Arvin Boolell, le ministre de l’Agriculture, qui assure que ce commerce fait l’objet, à Maurice, d’une réglementation très stricte.

Redoutant les actions de certaines organisations de défense des animaux qui sont prêtes à tout pour mettre à mal ce commerce, les trois entreprises mauriciennes engagées dans l’exportation de primates – Bioculture, Noveprim et Le Tamarinier Ltd – ne tiennent pas à ce que l’emplacement de leurs installations soit connu. Ils se souviennent encore de l’opération menée par la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals (RSPCA) en 1990.

Des membres de cette organisation britannique s’étaient introduits clandestinement dans une des installations mauriciennes, convaincus que les primates subissaient de mauvais traitements. Ils ont, dans un rapport rendu public, dénoncé l’absence d’infrastructures adéquates. Les conditions semblent s’être nettement améliorées depuis, au vu de la modernité des installations et des soins dont font l’objet les macaques.

Face à ces mises en accusation, les sociétés engagées dans l’élevage de primates ont longtemps préféré garder le silence. Elles daignent aujourd’hui sortir de leur mutisme, jouant à fond la carte de la transparence. Elles espèrent ainsi se refaire une image après les campagnes agressives d’organisations de défense des animaux, principalement en Europe.

L’on se souvient encore des images chocs placardées sur la façade de l’ambassade de Maurice en Angleterre, lors d’une récente manifestation, et montrant l’horrible sort des primates dans les laboratoires. On y voit des singes, raccordés à des tubes chirurgicaux, se tordant de douleur ou encore mourant à petit feu, drogués à des fins médicales. Opposées à la vivisection, certaines de ces organisations, dont la très virulente Gateway to Hell, ont mené des campagnes agressives ces dernières années pour dénoncer ce qu’elles considèrent être un « trafic de la honte ».

Les défenseurs des animaux estiment que les expériences scientifiques auxquelles sont destinés les primates sont on ne peut plus « immorales et cruelles ». Certaines associations ont, entre autres, réclamé que l’agence Thomas Cook retire la destination Maurice de ses brochures touristiques. Une manifestation devant l’ambassade de Maurice à Londres, il y a deux semaines, appelait même au boycott.

Loin de ces images dérangeantes, les dirigeants des élevages mauriciens veulent aujourd’hui montrer un tout autre visage. Prélevés de leur environnement naturel, les quelque 40 000 macaques évoluent dans un univers entièrement aseptisé.

Même si la grande majorité des singes sont nés en captivité, il arrive que les trois entreprises engagées dans ce commerce en capturent. Ces animaux, font ressortir leurs dirigeants, sont pris uniquement sur des terrains privés, en accord avec les propriétaires à qui ils remettent une somme d’argent. La capture d’un primate peut rapporter à un propriétaire terrien entre Rs 7 000 et Rs 8 000. Une bonne affaire pour certains, une ignominie pour d’autres. Ces entreprises font par ailleurs ressortir ne jamais acheter des primates à un tiers.

« Nous avons des employés qualifiés et formés qui capturent eux-mêmes les singes », souligne-t-on chez Bioculture.

À l’intérieur des élevages, ces animaux font l’objet d’une attention de tous les instants. Les propriétaires en veulent pour preuve le panel de spécialistes et d’experts qui s’évertuent, chaque jour, à rendre agréable le quotidien des primates. « Nous misons énormément sur le bien-être de ces animaux car ils doivent être en parfaite santé pour être vendus aux laboratoires. Toute notre industrie repose sur ce critère, et il est dans notre intérêt de faire en sorte qu’ils soient en bonne santé », explique Mary-Ann Griffiths, une des dirigeantes de Bioculture.

Cette société, qui s’enorgueillit d’être le leader mondial dans ce secteur, explique que son succès est dû au « profil viral » de ses primates. Tout est en effet mis en œuvre pour éviter que les singes ne soient contaminés par des maladies. Les cages sont nettoyées et désinfectées jusqu’à trois fois par jour, et les membres du personnel sont ainsi obligés de porter des combinaisons hygiéniques pour ne pas contaminer les primates. Des mesures d’hygiène draconiennes qui expliquent le succès des macaques de Maurice auprès des laboratoires français, anglais et américains.

« De véritables hôtels cinq-étoiles »

Une visite des installations de Noveprim nous a permis de nous rendre compte du strict respect des conditions des animaux. « Nous nous assurons régulièrement qu’ils font l’objet de soins particuliers. Les élevages que nous avons à Maurice sont de véritables hôtels cinq-étoiles », explique Lewis Prayag, chef vétérinaire du ministère de l’Agriculture. Une image certes idyllique, mais qui ne diminue en rien le destin cruel qui attend ces bêtes.

L’élevage, font ressortir les organisations anti-vivisection, n’est qu’un maillon de la chaîne. La RSPCA dénonce également les « conditions horribles » dans lesquelles le transport des singes s’effectue. Elle affirme que les animaux sont « empilés » pendant des heures dans la soute des avions, « sans aucune considération », et que le taux de mortalité est élevé.

Un argument que rejettent les dirigeants de Bioculture qui affirment, quant à eux, n’avoir jamais recensé aucun décès depuis 1985, date de l’entrée en opération de l’entreprise. « Ce sont les activistes qui répandent ces rumeurs pour jeter un peu plus le discrédit sur notre activité », déclare Gérald de Senneville, Chief Executive Officer de Noveprim. Plusieurs campagnes ont été organisées par ces organisations en Europe pour tenter de convaincre les dirigeants des compagnies d’aviation de stopper le transport d’animaux.

Ces pressions constantes, ainsi que la campagne menée par l’organisation britannique Gateway to Hell ont eu raison de l’obstination d’Air Mauritius à transporter les singes vers les laboratoires européens et américains l’année dernière. « Il y a eu un certain nombre d’actions et de mobilisations en Europe contre le commerce de singes. Nous n’avons pas cédé aux menaces, mais il nous a fallu en tenir compte », fait ressortir Robert Alizart, responsable de la communication chez Air Mauritius. Et de préciser qu’il ne s’agit en aucun cas d’une prise de position en faveur ou non de la vivisection.

« Nous avons simplement considéré que cette activité pourrait porter préjudice à l’image de marque de la compagnie », laisse entendre le responsable de la communication d’Air Mauritius. Mais un éventuel préjudice ne semble pas inquiéter Air France, qui continue, quant à elle, de transporter des primates vers l’Europe.

« Nous sommes simplement un transporteur et nous ne nous prononçons pas sur le bien-fondé ou non de la chose », nous explique-t-on du côté d’Air France. Une centaine de singes voyagent ainsi tous les mois dans les soutes de ses avions. Les responsables de cette compagnie d’aviation assurent néanmoins que toutes les conditions de sécurité et d’hygiène sont respectées.

« Toute notre industrie dépend de la bonne santé des animaux. Nous avons donc intérêt à veiller à ce qu’ils arrivent à destination dans les meilleures conditions possibles », souligne Mary-Ann Griffiths.

British Airways, qui a aussi fait l’objet d’une campagne de dénonciation de la part d’associations de défense des animaux, a pris la décision de cesser ce type de fret.

Les singes mauriciens sont principalement vendus à des laboratoires comme Covance et Huntingdon. Ainsi, quelque 10 000 macaques venant de Maurice se retrouvent dans ces laboratoires chaque année. Avec photos et images vidéo prises clandestinement à l’appui, les organisations tentent de convaincre l’opinion publique que les animaux envoyés dans ces laboratoires subissent de véritables sévices.

Démêler le vrai du faux

Les activistes s’en prennent principalement au laboratoire Covance, leader mondial dans la recherche biomédicale. Un site Internet, www.covancecruelty.com, qui montre les mauvais traitements que subiraient les primates dans ce laboratoire, a même été créé.

Mais là encore, difficile de démêler le vrai du faux, aussi bien dans le discours tenu par les laboratoires, que dans celui des associations anti-vivisection. D’un côté on parle d’expérimentations nécessaires pour trouver de nouveaux traitements et de l’autre, on emploie des termes tels que « torture » et « sadisme ».

Les éleveurs mauriciens affirment, quant à eux, veiller au strict respect des animaux. « Nous nous rendons plusieurs fois par an dans les laboratoires qui achètent nos singes pour voir ce qui s’y passe. Ce sont des professionnels qui sont conscients que leurs travaux sont essentiels à la survie de la race humaine. Personne n’utilise les animaux pour le plaisir », lâche Ann-Mary Griffiths.

Les sociétés locales engagées dans le commerce des primates sont d’avis qu’il faudrait établir un code d’éthique qui régulerait mieux cette activité et assurerait que les animaux soient correctement traités.

Soit. En attendant, Maurice continue d’investir dans ce commerce très juteux… L’adage, contesté par beaucoup certes, veut que l’homme descende du singe. Mais une chose est sûre : l’homme descend le singe pour sa survie…

Voyage au pays de Noveprim
On ne découvre pas Noveprim par hasard. Pour pénétrer dans cette ferme nichée au fond d’une vallée près de Ferney, il faut y avoir été invité, mais à une condition : pas de photographe. Une fois passé un premier barrage, un second se dresse. Pourquoi tant de discrétion autour de ce commerce pourtant tout à fait légal à Maurice ? « Il y a d’abord des raisons sanitaires. On ne peut pas laisser quelqu’un entrer et risquer de transmettre des maladies aux singes. Et puis, on a eu quelques problèmes avec des militants pour les droits des animaux qui ont essayé de s’introduire en douce », explique Gérald de Senneville, Chief Executive Officer du groupe Noveprim.Si la méfiance se lit sur son visage, il tient pourtant à faire visiter les unités où sont regroupés les 5 000 singes de cette ferme. Jouer la transparence est peut-être finalement l’une des meilleures solutions. Du moins, il en est convaincu.

Après quelques minutes de trajet en voiture, on découvre enfin l’élevage. Là, des dizaines de cages apparaissent, entourées de palmiers et de petits carrés de pelouse. Et dans chacune d’entre elles, on compte une vingtaine de macaques. « Il y a, à chaque fois, un ou deux mâles par cage mais pas plus. On veut recréer l’équilibre qui existe dans la nature », commente, dans un discours rodé, Gérald de Senneville pendant que la voiture circule entre les différents blocs. Mais pas question d’ouvrir les vitres. Les risques de transmission d’une maladie de l’homme au singe sont une menace et les normes sanitaires sont très strictes. Pour approcher les singes, soigneurs et vétérinaires doivent se doucher et revêtir une combinaison. Et le Chief Executive Officer martèle son discours sur la propreté des lieux. « On lave les cages trois fois par jour car les singes ont tendance à tout salir. Ils jouent avec les légumes qu’on leur donne et ils en mettent partout. C’est pour cela qu’on a prévu, juste à côté, une grande station d’épuration moderne pour traiter les eaux usées. » L’investissement semble important.

Mais Gérald de Senneville a une autre préoccupation : celle de prouver que les animaux sont bien traités.

En réponse aux associations de défense des animaux, il tient à montrer que tout est mis en œuvre pour s’assurer du bien-être des singes.

« Noveprim emploie sept vétérinaires. Nous avons également plusieurs chercheurs qui réfléchissent sans cesse au moyen d’assurer le confort des singes », assure Gérald de Senneville. D’ailleurs, à Noveprim, l’un des mots-clés est « enrichissement ». « Nous élaborons sans cesse de nou-veaux jouets pour que les macaques ne s’ennuient jamais. Nous mettons aussi au point des recettes que nous préparons nous-mêmes. »

Il faut savoir que la majorité de ces singes passent 24 mois dans les cages avant d’être exportés vers les laboratoires européens et américains. Les autres, qui servent à la reproduction, y restent jusqu’à leur mort.
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MessageSujet: Re: Des milliers de singes s’apprêtent à vivre un enfer   Mer 22 Aoû - 19:52

...Suite...

En chiffres


1100
personnes travaillent dans cette industrie à maurice. Cet effectif comprend l’équipe dirigeante, les vétérinaires, les soigneurs, les fournisseurs de singes.

24
mois. C’est, en moyenne, l’âge auquel les singes sont exportés vers les laboratoires. Ce délai doit permettre aux primates d’être sevrés.

10 000
macaques quittent chaque année les fermes mauriciennes à destination de l’Europe et des États-Unis.

8 000
C’est le nombre de femelles reproductrices en captivité que compte Maurice, contre 70 000 pour la Chine.

20 %
C’est la proportion de singes mauriciens parmi le nombre total de primates utilisés en laboratoire. La majorité d’entre eux provient de Chine.

25
ans. C’est la durée de vie maximale d’un singe dans son milieu naturel.

50 000
Singes sont actuellement élevés dans les fermes à Maurice.

6 000
À 7 000 roupies. C’est le prix auquel le groupe achète un macaque auprès des propriétaires terriens qui fournissent les singes.

98 %
C’est la proportion d’ADN que les humains et les macaques ont en commun.

30
Millions de dollars. C’est ce que représente, chaque année, le commerce de primates pour Maurice.

4 000
tonnes. C’est le volume de fruits et légumes qu’achète Bioculture chaque année auprès des planteurs locaux pour nourrir les animaux.

Enquête réalisée par Pauline Renaud et Guillaume Gouges

Source Destination Enfer
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MessageSujet: Re: Des milliers de singes s’apprêtent à vivre un enfer   Mer 22 Aoû - 19:57

Il y a le pour et il y a le contre. Comme tout sujet sensible, l’expérimentation animale ne cesse de susciter polémiques et controverses. Voici un florilège des arguments développés par les partisans de la recherche médicale sur les animaux et ceux qui militent contre la vivisection. Maurice, en raison du commerce de ses singes, se retrouve au cœur de ce débat international qui fait rage sur Internet et dans les capitales européennes.


Le commerce de singes favorise-t-il l’émergence d’un marché parallèle qui est alimenté par des braconniers ?

- Non : Les éleveurs mauriciens assurent que tous les animaux sont capturés sous leur contrôle et en toute légalité. Ils précisent qu’ils fournissent eux-mêmes les pièges à leurs employés ou aux propriétaires terriens pour éviter que les animaux ne soient blessés.

- Oui : D’après les associations de défense des animaux, des braconniers participent à ce commerce juteux en approvisionnant, de façon illégale, les fermes de singes. Ils captureraient ces animaux de façon cruelle et sans aucun respect.


Maurice est l’un des leaders mondiaux dans le commerce des singes. Pas moins de 20 % des cobayes
de laboratoire proviennent de chez noux


Certains singes arrivent-ils morts à destination ?
- Non : Les éleveurs mauriciens soutiennent que les cas de décès de primates lors de leur transport feraient partie des légendes urbaines véhiculées par les associations. Ils affirment assurer le respect et le confort des singes (aération, climatisation, nourriture, boisson), afin qu’ils arrivent à destination dans les meilleures conditions possibles. Ils précisent d’ailleurs qu’il est dans leur intérêt de livrer des animaux en bonne santé aux laboratoires afin de ne pas perdre de clients.

- Oui : Les associations de protection affirment qu’un certain nombre de singes meurent lors du voyage. En cause, les mauvaises conditions de transport (pas assez d’espace, de nourriture, problèmes de changements de température en soute…). Mais les chiffres restent très difficiles à obtenir du fait de l’opacité qui entoure ce commerce.


Les singes sont-ils maltraités dans les laboratoires ?

- Oui : D’après les associations de défense des animaux, les singes sont souvent victimes de stress et de maltraitance pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours d’affilée. Une fois les expériences terminées, les scientifiques se débarrasseraient des primates sans plus de considération. Photos à l’appui, les militants multiplient les campagnes d’information pour dénoncer les tortures infligées à ces animaux.

- Non : Pour les scientifiques en faveur de l’expérimentation animale, il existe tout un ensemble de règlements et un cadre législatif très strict afin de réduire au maximum la souffrance et le stress du singe et de limiter le nombre d’animaux utilisés en laboratoires. Dans un article publié le 14 mai dernier par le Sunday Telegraph, le Premier ministre britannique Tony Blair écrivait : « Experi-ments involving animals are subject to the tightest restrictions and monitoring. No animal procedures are allowed unless it can be demonstrated to an independent panel that the research is essential and that any suffering is kept to an absolute minimum. »


Existe-t-il d’autres solutions que l’expérimentation animale ?
- Oui : Les chercheurs affirment remplacer, lorsque cela est possible, l’expérimentation animale par d’autres méthodes alternatives comme « les modèles cellulaires ou subcellulaires permettant l’analyse de mécanismes biochimiques du vivant », explique le docteur Nicole Zsüger sur le site Internet www.123bio.net.

- Oui : Les défenseurs des animaux prônent également le recours à ces méthodes alternatives afin de mettre un terme à la vivisection.


Peut-on se passer totalement des expériences sur les singes ?
- Oui : Selon les associations, les méthodes alternatives ne sont pas plus chères et elles permettraient de ne plus avoir recours à l’expérimentation animale. Mais ils considèrent que la plupart des chercheurs qui continuent à utiliser des animaux ne souhaitent tout simplement pas changer leurs habitudes de travail.

Non : D’après les scientifiques, pour certaines maladies comme les cancers, la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer, les tests sur les singes sont encore indispensables. « In fine, le biologiste et le médecin ont toujours besoin d’étudier l’organisme soumis à l’ensemble des facteurs de contrôle nerveux, hormonaux et humoraux. La compréhension et la mise au point de traitements des grandes pathologies de ce siècle, comme les maladies neurodégénératives, les cancers ou les troubles du métabolisme, ne pourront se faire sans le recours à l’animal », explique le docteur Nicole Zsüger. De même, dans l’article cité précédemment, Tony Blair déclarait : « There is no alternative for the foreseeable future to using animals if we are to see the full benefits of scientific advances. »


Source Destination Enfer 22.08.07
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Des milliers de singes s’apprêtent à vivre un enfer

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